Peut-on travailler avec une névralgie cervico-brachiale ?

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La névralgie cervico-brachiale (NCB) est un trouble qui affecte de nombreux travailleurs et peut avoir un impact significatif sur leur vie professionnelle. Cette affection, aussi appelée « sciatique du cou », résulte d’une irritation ou d’une compression des nerfs situés au niveau des vertèbres cervicales. Les symptômes peuvent inclure des douleurs intenses, des engourdissements, des picotements, voire une faiblesse dans les épaules, les bras et les mains. Face à ces problèmes, la question se pose souvent : peut-on travailler avec une névralgie cervico-brachiale ?

Les risques liés à la névralgie cervico-brachiale au travail

Certaines professions sont plus exposées que d’autres aux risques de développer une NCB en raison des conditions de travail et de l’importance des mouvements répétitifs impliquant le cou, les épaules et les bras. Parmi ces métiers, on trouve notamment les travailleurs manuels, les employés de bureau et les personnes exerçant des professions artistiques ou sportives.

L’apparition d’une NCB chez un salarié peut entraîner plusieurs conséquences pour lui-même et son entreprise :

  • Une diminution de la qualité du travail, due aux douleurs et aux troubles fonctionnels associés à l’affection.
  • Une augmentation du risque d’accidents du travail, en particulier si la profession exige une grande précision ou un bon équilibre.
  • Un absentéisme plus important, lié à la nécessité de prendre des jours d’arrêt pour consulter un médecin, subir des examens ou recevoir des traitements.
  • Une désinsertion professionnelle progressive, en cas de non-prise en charge adéquate et répétée de la NCB.

L’adaptation ergonomique du poste de travail

Afin de favoriser la poursuite de l’activité professionnelle malgré la présence d’une NCB, il est essentiel de procéder à une adaptation ergonomique du poste de travail. Celle-ci consiste à apporter des modifications matérielles et organisationnelles permettant de réduire les contraintes physiques et nerveuses sur le cou et les membres supérieurs. Voici quelques exemples d’aménagements possibles :

  • Le choix d’un siège ergonomique avec un dossier ajustable et un soutien lombaire, afin d’encourager une posture correcte et de diminuer l’appui sur les nerfs cervicaux.
  • L’utilisation d’un clavier et d’une souris adaptés, qui permettent de limiter les mouvements répétitifs et les tensions musculaires au niveau des bras et des mains.
  • La mise en place d’une organisation du travail limitant les périodes prolongées sans pause, afin de prévenir la fatigue et les contractures musculaires.
  • L’ajustement de la hauteur et de l’inclinaison de l’écran d’ordinateur, pour éviter les mouvements répétés de la tête et du cou.

Les aménagements temporaires liés à l’état de santé

En complément de ces adaptations ergonomiques, il peut être nécessaire de mettre en place des aménagements temporaires spécifiques à l’état de santé du travailleur atteint de NCB. Parmi ces mesures figurent :

  • L’aménagement des horaires de travail, afin de permettre au salarié de bénéficier de temps de repos supplémentaire.
  • La réduction temporaire de certaines tâches particulièrement éprouvantes, comme le port de charges lourdes ou la réalisation de gestes répétitifs.
  • La mise en place d’un dispositif de soutien psychologique, pour aider le salarié à mieux gérer la douleur et les difficultés professionnelles liées à sa maladie.

Le rôle du médecin dans l’évaluation des capacités de travail

Dans tous les cas, c’est le médecin traitant ou le médecin du travail qui doit évaluer les capacités de travail du salarié atteint de névralgie cervico-brachiale et déterminer les adaptations nécessaires pour lui permettre de poursuivre son activité professionnelle. Cette évaluation doit prendre en compte la gravité des symptômes, les contraintes du poste de travail et les traitements médicaux en cours.

Le recours à l’arrêt de travail en cas de névralgie cervico-brachiale

Lorsque les symptômes de la NCB sont trop intenses ou que les adaptations ergonomiques et temporaires ne suffisent pas à garantir la sécurité et le bien-être du salarié, un arrêt de travail peut être envisagé. La durée de cet arrêt dépendra de l’évolution des signes cliniques et des résultats des traitements médicaux prescrits.

Il est également important de noter que, dans certains cas, la NCB peut entraîner une incapacité permanente partielle (IPP) ou totale (IPT), justifiant un reclassement professionnel ou une mise en invalidité.

La prévention de la névralgie cervico-brachiale au travail

Pour éviter l’apparition d’une NCB chez les travailleurs, il convient de mettre en œuvre une politique de prévention globale, incluant :

  • La formation des salariés aux gestes et postures appropriées pour prévenir les troubles musculosquelettiques.
  • Le respect des temps de pause réglementaires.
  • Le suivi médical régulier des salariés exposés aux risques de NCB.
  • La sensibilisation des employeurs et des travailleurs aux facteurs de risque et aux mesures de prévention spécifiques à chaque métier.

En définitive, travailler avec une névralgie cervico-brachiale nécessite une prise en charge adaptée et personnalisée, impliquant le médecin traitant, le médecin du travail, l’employeur et le salarié lui-même. Grâce aux solutions d’adaptation ergonomique, aux aménagements temporaires et à une stratégie de prévention efficace, il est possible de maintenir une activité professionnelle tout en préservant la santé des travailleurs concernés.

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