Les troubles du comportement alimentaire

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Trouble alimentaire

Les restrictions alimentaires extrêmes, les crises de boulimie, les prises alimentaires compulsives, les idées sur le poids toujours surévalué, la préoccupation de se trouver « gros » malgré un poids normal sont retrouvés dans les troubles de l’alimentation.

Si le diagnostic est parfois difficile, des critères identifiables permettent de repérer les troubles. Sont ainsi relevés dans le DSM-IV (outil de classification) : l’anorexie mentale (Anorexia Nervosa) , la boulimie (Boulimia Nervosa), l’hyperphagie boulimique (Binge Eating Disorder) et certains troubles alimentaires considérés comme atypiques (EDNOS : Eating Disorders Non Specified).

Les troubles alimentaires

  • L’anorexie mentale est caractérisée par un faible poids corporel accompagné d’une restriction énergétique des aliments et d’une peur intense de grossir malgré l’insuffisance pondérale (touche 1 % de la population féminine jeune, environ 40 000 adolescentes, concerne 1 garçon pour 9 filles)
  • La boulimie nerveuse se définit par une récurrence de crises de surconsommation alimentaire associées à des comportements compensatoires (vomissements, jeûne, hyperactivité physique)
  • L’hyperphagie boulimique se rapproche de la boulimie nerveuse sans présenter d’ajustements compensatoires
  • les autres troubles considérés comme atypiques reprennent un ou plusieurs des symptômes-clés

Accompagnement pluridisciplinaire

Les récentes recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) en partenariat avec l’AFDAS-TCA sur l’anorexie mentale préconisent un dépistage précoce sur la population à risque (pré-adolescents, adolescents, jeunes adultes), dépistage rendu difficile par le fait qu’il est souvent marqué par un état de Déni de la maladie.

Dans les indications données par la HAS aux médecins généralistes, qu’il s’agisse de troubles à titre de compulsions alimentaires ou bien d’une restriction alimentaire sévère et pathologique, l’accent est mis sur un accompagnement multidisciplinaire.

Un spécialiste de la souffrance psychique (psychiatre, pédopsychiatre ou psychologue) s’avère indispensable pour compléter les interventions du médecin référent (somaticien : généraliste ou pédiatre) et du diététicien-nutritionniste dans une prise en charge qui se veut le plus souvent ambulatoire sauf urgence d’hospitalisation et pluridisciplinaire.

Le diététicien restant l’interlocuteur privilégié pour aborder les difficultés relatives à l’alimentation et maintenir le statut nutritionnel en adéquation avec la santé de la personne, tout en tenant compte de l’obsession pondérale.

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